Ne me mens pas

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Ne me mens pas

Passer d’une fausse protection à une ouverture authentique…

J’ai été saisie l’autre jour en entendant un chant écrit et interprété par un ami.
Ce chant s’intitule : « Ne me mens pas » .

Il s’agit de deux cris émanant de deux cœurs déchirés, chacun à sa façon :

  • d’une part un cœur meurtri par les aléas de la vie
  • et d’autre part un cœur désirant ardemment rentrer en relation et assoiffé de vérité ….

Le premier crie :
Abimé, à force d’illusions
Fatigué de toutes ces inventions
Je me méfie, J’ai peur de m’ouvrir
Je me replie, J’aimerais bien déployer mes ailes

J’en ai cru des paroles en l’air
Vanité, ces promesses éphémères
Supercherie, Lueur ternie
J’me sens trahi, J’voudrais bien trouver la lumière

L’autre lui répond, en l’incitant à s’ouvrir, à se confier
Ne me mens pas !
J’ai besoin de vrai, ne me mens pas !
Montre-moi ce que tu as
Là, au fond de toi.
Ne me mens pas !
Dis-moi vraiment c’que tu penses
Pas besoin de cinéma,
Pas besoin d’en rajouter
Ne me mens pas !

Le premier, une fois rassuré sur les bonnes intentions de son interlocuteur, reconnait et avoue son besoin profond :
Désespérément soif de vérité
Soif d’un cœur à cœur libérateur

Il est certain que les blessures consécutives à certains événements de vie peuvent avoir tendance à nous meurtrir, nous rendre blasés…. Et ainsi nous inciter à un repli sur nous-mêmes, voire à développer méfiance, agressivité …

Ces attitudes réactionnelles auxquelles peuvent se mêler parfois la vengeance, la rancœur…. peuvent s’inscrire dans des Instincts de protection. Néanmoins, il s’agit de fausses protections…

Après une blessure, un échec, un trauma, la première étape vers une réparation consiste à s’avouer à soi-même ses propres difficultés, souffrances, blessures….
Cette reconnaissance personnelle libère la parole. On peut alors s’autoriser, dans un second temps, à dévoiler à l’autre notre vulnérabilité et pouvoir ainsi bénéficier de son aide.
Si cette « mise à nue » constitue un passage « obligé », il est néanmoins certain que cela ne peut se faire que dans un climat de confiance, patiemment construit avec un interlocuteur inconditionnellement bienveillant, qui incite la personne meurtrie à oser être elle-même, et à lâcher les faux semblants.

Ainsi ce type de dialogue peut s’entendre

  • entre 2 personnes physiques
  • dans le cadre d’un dialogue interne d’une personne avec elle-même
  • et également entre une personne en rupture de vie et son coach ….

Ne me mens pas

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